Le four de Barnabé au Parédé (partie 1)


article technique, Blog, Construction, Potager/Jardin forêt/Verger, Recherches / mercredi, octobre 2nd, 2019

Construire son four à poterie, qui servira à créer de l’eau chaude pour les douches, à la machette :  la recette de Barnabé (voir la chaîne YouTube de Barnabé Chaillot) à la façon Jean Laurent.

Cuivre recuit enroulé, ballon désossé et coupé, plus qu’à…

Jean Laurent, c’est l’homme des bois de Bagnères de Bigorre, un être extraordinaire, informaticien génial, recyclé en Hobbit sur un coup de tête, un jour d’illumination. Il vit, depuis, pieds nus, été comme hiver, avec sa jument Akarie, sur une colline, en construisant tout avec rien.

Il se trouve que Linky a envahi la commune de Bagnères de Bigorre cet automne et que, compteur ou pas compteur, les ondes imprègnent tous les circuits électriques à partir des bornes implantées sur les voies communes. Depuis, les électro-sensibles ne dorment plus et les abeilles meurent…

Les abeilles meurent depuis un bout de temps à cause des milliards de tonnes de pesticides qui se bio-accumulent chaque année, mais là, avec l’arrivée de Linky ça a été vraiment l’hécatombe totale ici…

Comment les protéger ?…  Comment nous protéger?… Comment protéger la vie qui se meurt ? – j’aurais aimé pouvoir dire à petit feu, mais, à grand bouillons paraît plus adapté de nos jours… –

Bon il y a les filtres CPL, mais les retours sur leur réelle efficacité nous ont laissé dans le doute. Il s’agirait, entre autres, de devoir les mettre à jour de façon trop fréquentes pour que leur efficacité soit pérenne. Il faut trouver une autre solution.

On devait mettre en place des tours de basalte et terre cuite pour protéger les cultures des limaces, qui semblent descendre tout droit du Jurassique… C’est Loïc qui nous les a fait découvrir (les tours d’électro-culture, pas les limaces du Jurassique 😉 ). Loïc est un autre être extraordinaire des Pyrénées, capable de transformer une décharge, un désert, une bordure de chemin de fer, en un paradis sur terre… On voulait mettre dans le potager et pour les plantes du Parédé, des pyramides au nombre d’or, de la musique évidemment puisqu’elles adorent chanter, etc… et sur ce chemin là, ici, tu finis par tomber sur Loïc… Un espèce de savant pas fou du tout, avec les mains bien plantées dans la terre et la tête dans les étoiles et, forcément entre les deux, un cœur grand ouvert… C’est un spécialiste en électro-culture, son site: permafutur.fr est passionnant, il explique notamment que ces tours d’énergie étaient utilisées par des moines Irlandais il y a quelques siècles, elles sont encore visibles par endroits et font jusque 30 m de hauteur. Elles couvraient des kilomètres carrés de leur dôme para-magnétique qui favorise la vie et attire les moutons qui savourent davantage l’herbe qui pousse dans leur rayon d’action. L’oxyde de fer de la terre cuite se tourne vers le nord en cuisant. Le champ magnétique ainsi crée, combiné avec le basalte, qui est une pierre aux propriétés para-magnétiques, crée, à priori ainsi, un dôme de protection dans lequel les énergies telluriques et cosmiques sont canalisées, favorisant la vie. Nos amies limaces, qui se chargent de se débarrasser des plans les plus faibles, se nourriraient donc hors du dôme… 🙂

Les tours de basalte me reviennent en tête au moment de la perte des abeilles du Parédé dans la foulée de l’installation des nouveaux compteurs… Et en effet, l’info que j’ai en dialoguant avec les deva et les esprits de la nature d’ici, c’est que les abeilles sont fragilisés par les ondes Linky, ça c’est sûr, et que ces tours para-magnétiques seraient un bon moyen de les protéger… et nous aussi par la même occasion…

Et c’est là que, quand il faut construire des tours en poterie d’un mètre et demie de haut, ici on fait appel à Jean Laurent, qui mange dans ses assiettes et verres fabriqués maison, en poterie… :)). En plus, on a la combinaison parfaite ici, parce que on a aussi Jean-Jacques au Parédé, l’empereur de la récup… il avait déjà ramené le ballon d’eau chaude, qui servira de corps au four et m’a expliqué qu’en un tour de bras on ferait un ressort de cuivre autour du ballon, si on utilisait du cuivre recuit. On est donc allé à la carrière avec Mehidi, notre second homme des bois à cheval, en bas de chez nous chercher 700 kilos d’argile et hop, nous voilà partis dans la construction de ce four à poterie !

Jean Laurent désosse le ballon à la machette

Alors voilà Jean Laurent parti avec sa machette pour désosser le ballon et dépiauter l’isolant pour n’en garder que la carcasse en métal, qu’il a ensuite scié en deux (avec une ébarbeuse quand même 😉 mais toujours pieds nus !… ( en gardant une languette de 10 cm sur la moitié du diamètre). Pendant qu’en parallèle, nos deux amis woofers bretons (dont la spécialité est le massage sonore au didgeridoo dans un sarcophage de baignoires) creusent un trou dans la falaise pour y insérer le four, qui doit quand même tenir une température de 1200° pour cuire de l’argile… ils insèrent dans le corps de la chaudière proche de l’entrée  une cheminée, récupérée d’un poêle, d’un diamètre d’une douzaine de centimètres, qui a aussi servi de moule pour arrondir une partie de la peau en métal du ballon désossé, qui fera la seconde cheminée. Cette seconde cheminée, d’un diamètre d’environ 16 cm, vient autour de la première et laissera entrer l’air qui sera propulsé dans le four par un petit ventilateur récupéré d’un ordinateur, alimenté grâce à un système Peltier grâce à la chaleur produite par les fumées de combustion. L’air qui rentre va pouvoir ainsi se réchauffer au contact de la première cheminée, par laquelle les fumées de combustion s’échappent…

L’équipe au presque complet

Une fois le cuivre recuit (diamètre 18 mm ici) placé autour du corps de la chaudière, grâce à l’aide de nos amis du Mélilot : Julien et Felix, on a plâtré l’intérieur de la chaudière d’une couche de 3 cm au moins d’argile (qu’on a nous récupéré de la carrière qui se trouve en bas de chez nous, mais qu’on peut aussi récupérer en tamisant la terre locale, la passant dans de l’eau et un chiffon pour n’en récupérer que les particules les plus fines, Barnabé l’explique bien…).  On va faire pareil à l’extérieur, en recouvrant bien le cuivre pour l’insérer dans la masse d’argile. On laisse sécher tout ça une semaine à l’ombre avant de commencer la cuisson, en surveillant de près les craquelures dans l’argile et les rebouchant au fur et à mesure qu’elles apparaissent …

Félix à la pâte

On va insérer deux sondes type K, qui mesurent la température jusqu’à 1200°, pour pouvoir vérifier les cuissons. Il faut que l’ensemble soit recouvert d’une épaisse couche d’au moins 15 centimètres de pierres et d’argile ou bien inséré dans la montagne si vous êtes dans les Pyrénées…:)

Les 1200 degrés ne peuvent être atteint qu’en réchauffant l’air qui entre dans le four grâce à l’air chaud qui en sort, via un système de circulation d’air conçu avec un ventilateur  d’ordinateur et un module Peltier, qui permet la création d’électricité a partir de la chaleur. Cette étape viendra dans un avenir proche… on espère.

Attention pour l’eau chaude : il faut ne mettre qu’un robinet à l’amont de la chaudière (et surtout pas à l’aval) pour éviter de mettre le système en pression. Normalement une fois le robinet à l’amont coupé, l’eau restante devrait se vider en grande partie par gravité et la vapeur éventuelle pouvoir s’échapper par les trous de la douche, mais on pourrait rajouter 1Y au point le plus bas de la conduite de cuivre avant la douche avec un petit robinet pour faire une vidange complète ainsi qu’une soupape de sécurité dans le cuivre en sortie de la chaudière pour permettre à la vapeur de s’échapper…

Four enduit… plus qu’à attendre le séchage et à venir peaufiner

Et enfin, on peut prendre une douche et cuire du pain, mais si on veut cuire de la poterie, ne pas prendre de douche en même temps, on n’atteindrait pas alors les 1200° si de l’eau fraîche circule autour du corps du four…

Outils et matériaux nécessaires:

Une bonne machette 😉

Un ballon d’eau chaude usagé

100 à 200 kg d’argile

Un sac costaud pour confiner l’isolant du ballon

Une bobine de 15 m de tube de cuivre recuit 18 mm de diamètre

Un sert-joint pour maintenir le cuivre sur le corps de la chaudière découpée pendant qu’on l’enroule

Une perceuse et des vis autoforeuses pour métal

Une bonne disqueuse et une ébarbeuse si possible avec des disques pour métal

Une falaise pour insérer le four ou bien des pierres et de l’argile pour faire l’isolation extérieure

Une cheminée d’un poêle à bois 12 cm de diamètre

Un petit ventilateur de PC

Un module Peltier 12 V 100 W

De la pâte thermique

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