Marinette, l’échelle de Meunier


Bois, Construction, Travaux / mardi, janvier 5th, 2021

Les travaux avancent et nous voilà dans la dernière ligne droite. Claire finit les carrelages dans la salle de bain et votre serviteur, lui, après avoir cherché partout dans les commerces environnants des échelles de meunier, s’est décidé à la construire.

Ce qui est génial quand tu te décides à faire ce que tu ne sais pas faire, c’est que tu apprends. On peut dire que pour nous le chantier de Marinette aura été une sacrée école à formation accélérée. Disons une école de cycle deux 😉 nous demandant plus de précision, de savoir-faire, etc.

Alors, l’échelle de meunier… c’est quoi ?

Pour accéder à la mezzanine, il y a donc deux mètres à grimper. L’espace disponible pour installer un système qui le permette est assez réduit. Donc on arrive à l’inclinaison ! Quel angle pour cet escalier, cette échelle de meunier, cette échelle ?

NomAngleCommentaire
Escalierentre 24° et 45° (40° si reçoit du public)Là, il faut pas mal de recul !!!
Echelle de MeunierEntre 45° et 75°Ben, ça c’est nous 🙂
Echelle> 75° (allez max… 90° :O )Pour les acrobates 😉

Pour m’aider, il y a sur internet plein de professeurs, d’astuces, etc. Moi, j’ai tout fait en tâtonnant (faut que je mette sérieusement à Freecad), mais j’ai découvert cette page qui pourra vous aider si vous avez à faire à peu près la même chose : la page de Lionel sur les escaliers

Du coup, je suis parti sur une hauteur de marche de 20 cm, une profondeur de… heu… deux lames d’un vieux reste de plancher de châtaignier (soit 2×9 = 18cm, moins les jolies découpes) et nous voilà parti.

Comme raconté précédemment, je prends cela comme un entraînement à la construction du shoji qui ne supportera aucun défaut.

J’ai bossé à la défonçeuse et beaucoup aux ciseaux à bois japonais de compétition « oire nomi » achetés chez Bordet et qui m’ont permis de sortir d’embûches compliquées. Parce que entrer dix marches dans des feuillures, surtout quand tes planches sont un peu cintrées, c’est COMPLIQUÉ !!!

14 coupes différentes sur chaque marche et 10 feuillures sur chaque limon. Mais avec du temps (3x 6 heures) et de la patience, de la chance sûrement, j’en suis arrivé à bout.

Pendant que j’écris la bête sommeille dans son bain de colle, ceinturée de plusieurs sangles (je n’ai pas ce qu’il faut en serres-joints !!!). Et d’ici quelques jours, j’irai la délivrer, la fixer, la poncer et l’oindre d’huile !!!

Voilà pour cette étape. Demain toit d’Isabelle à déposer pour faire une isolation qui isole. Tout un programme sous la neige toute fraiche.

A vite !

Laisser un commentaire