Afrique du Sud… Claire, jour 2


Construction, ecodôme, Rencontres, voyage / mercredi, février 14th, 2018

Nous voici donc en Afrique du Sud ! :-)))

D’une part, pour aller à la rencontre de la communauté Ubuntu fondée par Michael Tellinger, archéologue et chercheur. Cette communauté met en place un fonctionnement sociétal alternatif depuis une dizaine d’années, je pense, fondé sur le don de temps et de compétences, à des proportions assez étonnamment basses, puisqu’il ne s’agit que de quelques heures par semaine et qu’ainsi ça fonctionne ?! Fonctionne si bien que ça permet l’abondance pour tous, en se passant ainsi de tous les intermédiaires… Intéressant !….

Et d’autre part, à la rencontre de Alosha Lynov, notre cher maître de stage qui parcourt le monde depuis 25 ans en compilant toutes les connaissances et expériences possibles autour de la construction de nos maisons du futur à construire soi-même avec les matériaux locaux -en tout cas, des maisons qui pourront nous aider à avoir un futur sur notre belle terre mère. Structures en dômes écologique évidemment, insérées dans et en harmonie avec la nature, complètement autonomes, connectées à la terre en prenant compte des éléments géobiologiques et Feng Shui des lieux, connectées au cosmos -en y intégrant des calendriers astrologiques et Almanachs solaire et lunaire- et créatrices d’énergies d’harmonie en y intégrant la géométrie sacrée, les proportions au nombre d’or, etc.

Ces maisons respectueuses sont construites en « super-adobe », c’est à dire en boudins de terre stabilisée à la chaux ou avec une petite proportion de béton et en briques de mousse de liquide vaisselle stabilisé. Si, Si, vous avez bien lu, « en briques de mousse de liquide vaisselle » (biologique évidement !… 😉

Il s’agit de faire une mousse onctueuse de liquide vaisselle et d’eau avec de l’air comprimé et de la stabiliser avec une petite proportion de béton. Une fois séchée au soleil, en forme rectangulaire, ça devient de la brique solide, mais légère comme du polystyrène -mais c’est pas du polystyrène !-, plus isolantes que du polystyrène et surtout plus écologiques que du polystyrène -parce qu’en fait c’est principalement de l’air !…

Le voyage a été très fluide et on a rencontré un vieux taximan adorable qui nous a embarqué dans une veille Mercedes super rétro vintage avec sièges tout cuir, noirs comme dans les films… « Celles qui roulent toujours ! » comme dit Kevin… Le taximan est parti avec nous à l’aventure, parce qu’en fait il n’avait aucune idée de où il devait nous emmener ! Mais qu’on ne s’inquiète ! Il nous avait promis, dès le départ, qu’il nous y emmènerait quand même quoi qu’il lui en coûte… 🙂 à l’intuition… à l’aventure ! 🙂 et finalement après s’être quand même un peu rapproché de la destination finale, il a demandé de l’aide aux passants. Passants qui ne connaissaient pas d’avantage notre point d’arrivée. Mais tout le monde s’est démené pour nous trouver ce chemin jusqu’à ce qu’ils trouvent… non pas le chemin, mais quelqu’un avec un GPS qui a pris le temps d’aider notre ami, vous savez le Taximan.

Malgré quelques soucis techniques pour arriver à parler à Alex, envoyer nos photos, etc…(puisqu’on à passée le journée entière à télécharger des applis, les désinstaller, les réinstaller, en tester d’autres … etc … d’ailleurs on n’a réussi à se parler que le lendemain…) On a été merveilleusement bien accueilli, dans un lodge somptueux, dont le gérant et les aides sont aussi devenue nos amis. (Voir les photos d’hier)

On est aujourd’hui J2 et on a déjà fabriqué les compas, commencé à monter un dôme en super Adobe jusqu’aux fenêtres, fait les fondations d’un bassin de phyto-épuration, fait une dizaine de « batch » de briques d’air, construite et placée une porte tunnel entre deux dômes et construits 2 coffrage de fenêtres !

Kevin a déjà réfléchi à des astuces qui simplifies encore tout ça, inventé les équipements qui manquaient et trouvé encore quelques raccourcis !..;-) en plus il est devenu quasiment bilingue (alors qu’il ne parlait pas un mot d’anglais, il y a deux jours !;-). En tout cas, il arrive à communiquer rudement bien avec le corps où je ne sais comment, parce qu’il passe sa journée à rigoler avec tout le monde et raconter des tas de trucs !…;-)

On ne chôme pas c’est vrai et c’est très fort comme expérience.

L’équipe est vraiment extra. Il y a des gens de partout dans le monde, de tous les âges et de tous les métiers, exactement sur la même longueur d’onde que nous. J’ai beaucoup d’émotions de voir la cohésion et comme tout se fait de façon tellement harmonieuse et joyeuse, ensemble… même entre gens qui viennent à peine de se rencontrer… Mais aussi par les témoignages de chacun sur les raisons de leur présence ici… On sent que c’est un moment important pour tous… Cette très joyeuse atmosphère est quand même sous-tendue aussi par la réalité d’ici : Cape Town n’aura plus d’eau dans moins d’un mois si il ne pleut pas… Ca sera la première ville à entrer en pénurie totale d’eau dans le Monde… grosse grosse peur et panique de tous … c’est très très tendu… Et a Johannesburg, tout est grillagé et derrière de grands murs… La fin de l’Apartheid a permis à certains africains de s’en sortir beaucoup mieux certes, comme notre hôte par exemple, mais clairement les richesses n’ont pas, pour autant, été mieux réparties… pas encore.

Ce que l’on fait là à déjà du sens évidement, mais prend ici, face à cette réalité, vraiment tous son sens… On est vraiment contents d’être là… c’est très précieux …

Claire

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